l’essentiel
Les agriculteurs du Lot reprennent leur mobilisation. En attendant l’examen d’une loi essentielle pour alléger les contraintes du métier, la FDSEA et les Jeunes Agriculteurs haussent le ton. Jusqu’où iront-ils ?
“C’est un petit coup de pression”. Lundi soir, la Fédération départementale des syndicats d’exploitants agricoles (FDSEA) et les Jeunes Agriculteurs (JA) du Lot ont décidé de relancer la mobilisation avec banderole et attaque d’un radar.
Alors que la proposition de loi visant à lever les contraintes à l’exercice du métier d’agriculteur, est toujours en attente d’examen à l’Assemblée nationale, les syndicats agricoles dénoncent un immobilisme gouvernemental et ont décidé de passer à l’action, ce 24 mars à Cahors. “C’est un premier avertissement”, confirme Julien Arnal, directeur de la FDSEA du Lot. “Les actions reprennent au niveau national. Nous répondons aux actions de l’année dernière. Il y a eu beaucoup de promesses. Il y a eu des avancées, mais il y a encore de grandes attentes sur les contraintes du métier.”
“Nous refusons que ce dossier s’enlise !”
Portée par les sénateurs Laurent Duplomb et Franck Menonville et plusieurs de leurs collègues des groupes les Républicains et Union centriste, cette proposition ambitionne notamment de supprimer les surtranspositions de normes et d’instaurer des règles nouvelles en matière de contrôles et de gestion des ressources naturelles. “Nous refusons que ce dossier s’enlise !”, martèlent les présidents de la FDSEA et des JA du Lot pour défendre leur action, rappelant les mois de négociations et d’engagements obtenus.
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Si des avancées ont été obtenues ces derniers mois, les agriculteurs restent vigilants et déterminés à faire entendre leur voix. “Nous avons fait notre part du travail. Nous nous sommes battus, nous avons mis nos revendications sur la table, et nous avons obtenu des engagements. Maintenant, nous attendons des actes”, insistent les représentants syndicaux.

Reproduction DDM
Les syndicats appellent les parlementaires à inscrire la proposition de loi à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale au plus vite. Ils préviennent : en cas de retard ou d’abandon du texte, une nouvelle vague de mobilisation pourrait voir le jour. “Si cette loi devait être retardée ou enterrée, nous saurons nous faire entendre à nouveau !”, concluent-ils.