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À Lafitte, dans le Tarn-et-Garonne, une voiture a été repêchée jeudi 27 mars 2025 dans la rivière Gimone, après une virée nocturne qui aurait pu tourner au drame. La conductrice, indemne, n’avait prévenu personne. Son silence pourrait lui coûter cher.
Drôle de scène ce jeudi 27 mars 2025 matin sur la route de Beaumont, à Lafitte, dans le Tarn-et-Garonne. Il est un peu plus de 11 h 25 quand un riverain lève les yeux sur les eaux grises de la Gimone : il distingue, affleurant à la surface, les roues d’une voiture retournée. Ni une ni deux, il appelle les secours.
Très vite, les sapeurs-pompiers du Service départemental d’incendie et de secours (SDIS) de Tarn-et-Garonne débarquent sur place, accompagnés de plongeurs. Premier constat, confirmé une heure après l’alerte : personne à bord. Personne, non plus, autour de la berline immergée. Le coffre est inaccessible, coincé sous l’eau. Un dépanneur est appelé pour extirper l’épave.
La gendarmerie boucle les abords et ouvre une enquête. Le mystère ne tarde pas à s’éclaircir : d’après les proches du propriétaire, l’accident remonterait à la veille, mercredi 26 mars, aux alentours de 22 heures.
“Je me suis endormie au volant”
Les secours déploient un barrage flottant à 100 mètres en aval pour préparer la remontée de l’automobile. Vers 14h30, les gendarmes identifient la conductrice : une femme d’une quarantaine d’années, domiciliée à Faudoas. Quand ils l’interrogent, elle finit par raconter : “Je me suis endormie au volant”, explique-t-elle, précisant qu’elle a perdu le contrôle de sa voiture avant de finir dans la rivière. Sans prévenir personne.
Le relevage tourne au contretemps. Le dépanneur casse un flexible hydraulique : l’opération est suspendue. Les pompiers sécurisent les lieux puis quittent le site. Il faudra attendre la fin d’après-midi pour que l’automobile soit finalement sortie de l’eau, grâce à une grue.
Selon nos informations, la conductrice n’a prévenu personne après l’accident. Elle pourrait bien devoir payer elle-même les frais de dépannage et l’engagement des secours : l’assurance pourrait refuser de couvrir l’intervention.