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Mort d’Emile : ossements déplacés à une date stratégique, justification religieuse… Ces 17 personnes sur lesquelles l’enquête se resserre

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Posted 3 days ago by inuno.ai

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l’essentiel
Alors que les expertises renforcent la piste criminelle, les investigations sur la mort d’Emile se focalisent désormais sur 17 personnes, présentes au hameau le jour de la disparition. Les ossements du corps de l’enfant ont été déplacés peu avant une mise en situation à laquelle ces personnes ont participé, 2 jours avant la macabre découverte.

Après 20 mois d’une investigation dont rien n’a fuité, il n’y a plus aucun doute : le petit Emile Soleil, 2 ans et demi, disparu du Haut-Vernet (Alpes-de-Haute-Provence) le 8 juillet 2023, a été tué. Lors d’une conférence de presse jeudi 27 mars, le procureur de la République d’Aix-en-Provence, Jean-Luc Blachon, a donné des détails sur les dernières avancées de l’enquête qui suggèrent qu’il y a eu “intervention d’un tiers” dans la mort du garçonnet. L’analyse du crâne de l’enfant démontre qu’il a reçu un coup violent à la tête. Les expertises scientifiques ont également révélé que ses ossements et ses vêtements, retrouvés en mars 2024, ont été déplacés et déposés là peu avant leur découverte.

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Mort d’Emile : ossements transportés, mort violente, piste familiale… ce qu’il faut retenir de la conférence de presse du procureur de la République

Jeudi a également signé la fin de la garde à vue de quatre membres de la famille de l’enfant : son grand-père et sa grand-mère maternels ainsi que deux de leurs enfants. Pour autant, la piste intrafamiliale “n’est pas refermée”, a déclaré le procureur. Le nouvel élément qui interroge, c’est la date où les ossements ont été déposés à proximité du Haut-Vernet. En effet, deux jours avant leur découverte, une mise en situation a été organisée par les gendarmes dans le village.

17 personnes et une mise en situation au cœur de l’enquête

Ce jour fatidique du 8 juillet 2023, 17 personnes étaient présentes au hameau. Chacune d’elles a été convoquée à la mise en situation. Témoins directs et indirects du drame “ont été priés de rejouer leur journée et de livrer leur emploi du temps”, souligne Le Parisien. Parmi ces personnes, les grands-parents d’Emile, Philippe et Anne Vedovini, une partie de leurs enfants, des habitants du hameau et des vacanciers. Des perquisitions ont également été menées ce jour-là dans les maisons de la commune.

L’étau semble donc se resserrer sur ces 17 personnes avec en toile de fond, l’hypothèse que l’auteur du crime, paniqué, ou un complice, a déposé les ossements et les vêtements en forêt. L’objectif ? Faire croire à une mort accidentelle de l’enfant qui aurait échappé à la vigilance de ses grands-parents le jour de sa disparition et se serait perdu dans la nature. Le Parisien souligne notamment que les convocations pour la remise en situation ont été envoyées par courrier des semaines avant le jour J, laissant ainsi le temps au coupable d’orchestrer sa mise en scène.

Une justification religieuse ?

Une autre théorie avancée est la justification religieuse. Alors que les membres de la famille d’Emile sont de fervents catholiques, le meurtrier aurait ainsi choisi la période de Pâques, symbole de la résurrection du Christ, pour apporter une sorte de réconfort aux parents du garçon. En effet, le dimanche de Pâques tombait le 31 mars et les ossements d’Emile ont été découverts la veille. Une théorie qui, là aussi, attesterait d’une proximité entre le meurtrier et les parents de la victime et expliquant pourquoi les enquêteurs se soient focalisés sur la piste familiale.

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